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War and violent conflict are often presented as anarchic, with the most basic governance activities abolished and all services lacking. Our academic network ‘governance in conflict’ wants to challenge this popular assumption and focus explicitly on the role of governance in and during conflict.

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War and violent conflict are often presented as anarchic, with the most basic governance activities abolished and all services lacking. Our programme ‘governance in conflict’ wants to challenge this popular assumption and focus explicitly on the role of governance in and during conflict.

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La décolonisation de la recherche prise en sandwich: vulnérabilité structurelle et géographie sécuritaire en contexte de guerre

Dans la coopération universitaire, les bourses sandwich sont conçues pour favoriser l’équilibre des échanges Nord-Sud. Elles exposent pourtant les chercheurs du Sud à une précarité structurelle, entre mobilité contrainte, sur-dépendance institutionnelle et invisibilité symbolique. En contexte de guerre, cette situation s’aggrave et révèle une véritable géographie sécuritaire de la production du savoir.

Être chercheur du Sud dans un partenariat universitaire Nord-Sud : entre défis éthiques et invisibilisation du statut familial

Ce blog analyse les contradictions entre l’égalité de droits proclamée et les réalités vécues par les chercheur·es du Sud dans les universités européennes. Bien qu’ils aient accès aux financements, ils restent défavorisés face à leurs collègues européens, notamment en période de crise. Les bourses précaires, la séparation familiale et la non-prise en compte de leur statut marital provoquent une profonde détresse.

“Tenir tête par les mots : écrire en tant que mère, chercheuse, et survivante”

Que devient la pensée lorsque la guerre interrompt tout ? Dans ce blog, la chercheuse et mère célibataire raconte comment, au cœur d’un conflit, l’écriture devient une nécessité vitale. À travers des extraits de journal et des réflexions personnelles, elle interroge ce que signifie produire du savoir depuis la peur, la maternité, l’urgence.

« Plus qu’une stratégie de survie » : comprendre la multiplicité des présentations de soi du chercheur en terrain miné

A partir du cas de rébellion du M23 à l’Est de la RDC, ce blog aborde les défis liés aux présentations de soi d’un chercheur dans un terrain sensible. Il interroge les cadres qui perçoivent, dans un tel contexte, la multiplicité des présentations du chercheur comme une stratégie de survie et qui insistent sur la nécessité de se présenter clairement sans ambiguïté. Il révèle les limites de ces présentations quant aux droits d’accès aux données et à la légitimité du chercheur à mobiliser les autres dans la collecte des données.

Quand l’écriture survit sous la tension

En contexte de guerre, comme à l’Est de la RDC, la posture du chercheur local prend une autre dimension. Entre passion, engagement et devoir scientifique, celui-ci se retrouve à naviguer dans un environnement marqué par l’instabilité, la suspicion et la peur. Etre « chercheur » constitue une charge lourde à porter, la parole devient un danger auquel il ne faut ni s’exposer ni exposer.

Espion, complice ou chercheur ?

Les travaux sur l’obtention d’un consentement libre et informé alimentent de plus en plus les débats au sein de l’Ethique de la recherche. En se focalisant sur la bienveillance et la sécurité des interlocuteurs, ils sous-estiment souvent la manière dont les modalités et les conditions de l’obtention du consentement participent à l’insécurité du chercheur. Ce blog part d’une expérience vécue, pour réfléchir sur l’antinomie entre l’éthique procédurale et l’éthique de terrain.

Résilience en cause : une relecture des performances adaptatives des chercheurs en zones mortifères

Ce commentaire interroge la notion de résilience appliquée aux chercheurs travaillant en zones de guerre. Loin d’être une vertu neutre d’adaptation, la résilience agit comme un dispositif de pouvoir qui hiérarchise les vies : certains chercheurs sont appelés à s’exposer et à continuer malgré la mort, tandis que d’autres sont protégés. En valorisant la performance au détriment du soin, elle naturalise la précarité, invisibilise la souffrance et dépolitise la violence. Le commentaire plaide donc pour repenser la résilience non comme exigence morale, mais comme symptôme d’un système académique mortifère qu’il faut transformer en éthique du soin et de solidarité.

Quand l’oreille des autres a aussi besoin d’être écoutée

Dans cette contribution, l’auteur raconte ce que signifie être l’oreille des autres en temps de crise. À travers l’expérience vécue à Bukavu et au sein d’Angaza Institute en 2025, il évoque la recherche non pas seulement comme production de savoirs, mais comme un espace d’écoute, de soutien et de solidarité. Les confidences reçues révèlent les fragilités partagées et la force des liens qui maintiennent debout les individus. Écouter devient une manière de résister, mais rappelle aussi une vérité simple : même l’oreille des autres a besoin d’être entendue.